Le satellite Corot : détecter les exoplanètes et sonder le cœur des étoiles
COROT est l’abréviation de «
COnvection, ROtation et Transits planétaires », ce qui correspond aux objectifs scientifiques de la mission. « Convection et rotation » font référence à la capacité du satellite de sonder l’intérieur des étoiles pour étudier les ondes acoustiques qui se propagent à leur surface, une technique dénommée sismologie stellaire ou «
astérosismologie ». «
Transit planétaire » évoque la technique utilisée pour détecter la présence d’une planète en orbite autour d’une étoile grâce à la diminution de luminosité qu’elle provoque en passant devant l’étoile. Pour remplir ses deux objectifs scientifiques,
COROT observera plus de 120 000 étoiles à l’aide de son télescope de 30 cm de diamètre.
COROT va révolutionner la recherche de planètes autour d’autres étoiles que notre Soleil. Au cours des 10 années qui ont suivi la découverte en 1995 de la première exoplanète,
51 Pegasi b,
200 autres planètes ont été détectées par des observatoires terrestres. Le satellite
COROT devrait en découvrir bien d’autres pendant sa mission de deux ans et demi et repousser les limites de nos connaissances en nous permettant de découvrir des planètes de plus en plus petites.
La plupart des planètes qui seront détectées par
COROT seront probablement des mondes gazeux, de type « Jupiter chaud ». Mais on s’attend également à la découverte de planètes telluriques, sans savoir dans quelle proportion, dont certaines pourraient être à peine plus grandes que la Terre (voire plus petites), constituant ainsi une nouvelle catégorie de planètes.
Lorsqu’il braquera ses instruments sur une étoile,
COROT pourra également observer des « séismes stellaires », ces ondes acoustiques provenant des profondeurs de l’étoile qui se propagent à la surface de celle-ci, modifiant sa luminosité. La nature de ces vibrations permettra aux astronomes de déduire avec précision la masse, l’âge et la composition chimique des étoiles.
COROT, une mission à dimension européenne
La mission
COROT a été à l’origine proposée par le
CNES en 1996, qui s’est mis à la recherche d’éventuels partenaires européens en 1999. En 2000, le CNES a donné le feu vert à la construction du satellite et il dirige aujourd’hui la mission. Ses partenaires internationaux sont l’ESA, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne et le Brésil.
Le
CNES assume la responsabilité de l’ensemble du système et du contrat de lancement, conclu avec la société franco-russe Starsem, qui fournit les services d’un lanceur Soyouz.

Les contributions des partenaires internationaux vont de la fourniture de matériels à la mise à disposition de stations sol en passant par l’observation complémentaire au sol des cibles qui seront étudiées par COROT, ou encore l’analyse à venir des données scientifiques.
L’ESA joue un rôle capital dans cette mission. L’Agence spatiale européenne a fourni l’optique du télescope, installée au cœur du satellite, et a réalisé des essais de la charge utile. Le déflecteur du télescope a été développé par une équipe de l’
ESTEC, le centre technique de l’
ESA. L’Agence a également fourni les unités de traitement des données embarquées. Dans le cadre de ce projet axé sur la coopération, des chercheurs de divers pays européens (Danemark, Suisse, Royaume-Uni et Portugal) ont été sélectionnés comme chercheurs associés à l’issue d’une procédure ouverte de mise en concurrence. Grâce à la participation de l’
ESA, les chercheurs des États membres auront en outre accès aux données de
COROT.
Crédits photos:ESA
Pour toute information complémentaire sur COROT, veuillez consulter :
COROT sur le site de l’ESA :
www.esa.int/SPECIALS/COROTet
COROT sur le site du CNES :
http://www.cnes.fr/corot_en/
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