Météore : phénomène lumineux observé
Météoroïdes ou météorides : objets provoquant les phénomènes lumineux
Météorites : débris parvenant sur le sol
Bolide : gros météore
source NASA
Phénomène :
Le météore est souvent appelé " étoile filante ". Ce n’est pas une étoile, mais un trait de lumière plus ou moins fugitif vu dans le ciel nocturne.
Les météores sont dus à de minuscules grains de matière cosmique qui pénètrent dans l’atmosphère terrestre par millions chaque jour, et qui sont portés à incandescence sous l’effet du frottement et de la chaleur. Ces météoroïdes sont volatilisés dans les couches supérieures de l’atmosphère en moins d’une seconde. Le système solaire renferme un grand nombre de petites particules (taille d’un grain de sable) en orbite autour du Soleil. Au voisinage de la Terre, leur vitesse est de l’ordre de 70 km/s. Les traînées peuvent atteindre plusieurs centaines de kilomètres de long.
On détecte environ 6 météores par heure. Si une traînée est photographiée de deux endroits différents (environ 30 km l’un de l’autre), en même temps, il est possible de déterminer sa trajectoire dans l’espace.

Quelques données
Altitude d’extinction des météorites : 22 km en moyenne.
Les météores les plus brillants demeurent visibles jusqu’à une altitude de 55 km ou moins, alors que les plus faibles (en général les plus petits) s’évanouissent dès 80 km.
La vitesse par rapport à l’observateur : de quelques km/s à 75 km/s
L’origine extraterrestre a été découverte en 1798
Toutes les orbites déterminées jusqu’à présent sont elliptiques, ce qui indique que les météoroïdes proviennent de l’intérieur du système solaire
On observe 2 à 3 fois plus de météores au matin (6h) qu’à la tombée de la nuit (18h)
L’automne semble être la période pendant laquelle on observe le plus grand nombre de ces phénomènes
On estime à environ 1000 tonnes/jour la masse totale de ces particules pénétrant dans l’atmosphère ; la plus grande partie de ces particules ont une taille inférieure à quelques microns. On les retrouve au sol dans les sédiments marins.
Les essaims :
Au cours de certaines nuits, on peut observer beaucoup plus de météores qu’à l’ordinaire, on dit qu’ils font partie d’un essaim de météores. Si l’on porte sur une carte astronomique les trajectoires des objets d’un même essaim et si on les prolonge dans le sens opposé au mouvement, on obtient un point de la sphère céleste appelé radiant : point d’où semblent émaner tous les météores d’un essaim se dispersant dans toutes les directions. Ces essaims météoriques sont périodiques et reviennent d’année en année à la même date, bien que le nombre de météores puisse varier d’une année sur l’autre. La dénomination de tels essaims de météores se fait souvent en recourant au nom latin de la constellation dans laquelle se trouve situé le radiant : Léonides, Orionides, Taurides, etc.

Image produite par le programme Starry Night Pro 3.0
Les essaims sont provoqués par des courants de poussières circulant autour du Soleil et que la Terre traverse rapidement. Les essaims sont d’origines diverses. Pour certains on peut faire un rapprochement avec l’orbite de comètes connues et ils doivent être considérés comme des produits de désintégration de ces comètes. La matière provenant de la comète a tendance à se disperser tout au long de l’orbite cométaire. Lorsque la Terre passe au voisinage de celle de la comète, la Terre intercepte la matière de la comète ce qui donne un essaim de météores. Dans d’autres cas, il semble exister une relation du système des petites planètes avec la matière interplanétaire répandue dans le plan de l’écliptique (plan de la trajectoire de la Terre autour du Soleil).
On associe : les Perséides visibles en août avec la comète Swift-Tuttle
Les Léonides visibles en novembre avec la comète Tempel-Tuttle
Les Géminides ne sont associées à aucune comète.*
Léonides :
L’orbite de la comète Tempel-Tuttle coupe celle de la Terre, et chaque année, quand la Terre traverse cette orbite, il y a une pluie d’étoiles filantes : il s’agit des météores Léonides, parce que le 14-20 novembre , ils semblent rayonner d’un point situé à l’intérieur de la "faucille" de la constellation du Lion (maximum le 17 novembre). La comète mère a une période de 33,18 années. Bien que le phénomène soit annuel, les tempêtes de météores apparaissent tous les 33 ans. La plus importante eut lieu en 1966, observable à l’ouest des Etats-Unis et à l’est de la Sbérie ; les arrivées de météoroïdes dépassèrent 250000 par heure. Les Léonides sont perturbées par les planètes Saturne et Jupiter et quelques fois comme en 1899, il n’y eut pas de maximum. La matière est dispersée de façon inégale le long de l’orbite cométaire, d’où une variation de l’activité de l’essaim d’une année sur l’autre. La plus ancienne trace identifiée remonte à l’an 901, année même du passage de Tempel-Tuttle. Le prochain retour de cette comète est prévu pour 2031. Mais les perturbations de Jupiter en 2029 pourraient avoir raison de l’essaim. On ne pourrait revoir de pluies de Léonides avant 2098 ou 2131 si jamais il y en a à nouveau.

Les Léonides de 1833 au-dessus des chutes du Niagara
Illustration tirée du Bilderatlas der Sternenwelt d’Edmund Weik en 1892
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